Diabete type 1 | 10 conseils pour preparer son voyage en avion

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Cet article est le premier de la série d’articles que nous allons consacrer à l’organisation d’un voyage longue distance en avion avec un enfant diabétique.

Avant de commencer à rédiger cet article, nous nous sommes posés plein de questions :

  • Quelle quantité de matériel emporter ?
  • Comment gérer les repas dans l’avion ? En particulier, les compagnies aériennes proposent-elles des repas spécifiques pour les diabétiques, au même titre que pour les personnes atteintes d’allergies alimentaires ?
  • Comment gérer l’attente à l’aéroport ?
  • Le matériel d’injection et d’auto-surveillance passe t-il aux portiques de contrôle ?
  • Comment préparer son matériel pour ne pas perdre de temps au passage aux portiques ?
  • Y a t-il des risque de gel pour l’insuline en soute ? Si oui, peut-on laisser de l’insuline en soute pour un trajet de 11h ? Et existe t-il des protections spéciales pour les protéger pour de longues durées ?
  • Faut-il emporter des documents particuliers ?
  • etc.

Dans cet article, nous faisons une première synthèse de tout ce que nous avons collecté comme informations. Nous avons pris un peu plus de temps que prévu, pour avoir le temps de faire relire notre texte par des diabétiques globe-trotters, véritables “pros” du voyage à l’étranger. Nous tenons à remercier encore une fois chaleureusement Delphine (http://www.worlddiabetestour.org/), Florian (http://www.troarbed.net/) et Hedi (http://voyageenamerique.eklablog.com/) qui nous ont apportés leur expérience pratique, parfois très différente des discours officiels.

Nous avons particulièrement retenu une phrase importante de Delphine : “Sachez que voyager avec un diabète demande certes une préparation et une anticipation … mais tout est simple. Il y a les textes … et la réalité”.

Si vous souhaitez apporter votre contribution à cet article, si vous pensez que nous avons oublié quoi que ce soit, ou si vous avez une expérience concrète qui vous a amenée à trouver des solutions qui pourraient être utiles aux autres, n’hésitez pas à nous écrire. Selon la nature de ce que vous nous écrirez, nous pourrons soit faire évoluer notre article, soit dédier un article complet à votre remarque.

Enfin, nous vous l’avons écrit : tout ce que nous écrivons dans cet article, nous allons le tester pour notre voyage à La Réunion. A notre retour, nous ferons un bilan pour confronter ce qui n’est pour l’instant que de la théorie pour nous, à la réalité.

Voilà ! Après cette longue introduction, nous pouvons enfin commencer.

 


En préambule, voici le plus important

Les points les plus importants lors du voyage en avion sont de :

  • garder tout son traitement avec soi (réparti dans 2 sacs)
  • avoir suffisamment à manger sur soi pour parer à l’imprévu : sucre, gâteaux et compotes en quantité

Pour Delphine, “avec une pompe c’est même beaucoup plus simple car il n’y pas les contraintes horaires liées aux injections d’insuline”

Hedi précise : “Avant tout, un conseil si je puis me permettre : ne croyez pas ce que vous raconte les sites officiels et surtout pas celui du ministère des affaires étrangères. Ils sont alarmistes. Vous faites bien d’insister sur les difficultés du voyage en avion : elles sont réelles et ne doivent pas être minimisées. N’oubliez pas que votre vol peut avoir du retard ce qui modifie votre programme. Comme je l’ai écrit dans mon blog il faut toujours avoir de quoi manger. Même de vilaines chips. En voyage prévoyez l’imprévu! Il n’y a pas d’autre solution.”

 

1- Calculer le temps réel du voyage en avion

Voyager en avion mobilise beaucoup de temps.

Par exemple, dans le cas d’un trajet Paris – St Denis de La Réunion, le temps de vol est de 11h, mais en réalité, le temps de trajet est réalité de près de 16h ! Et encore, s’il n’y a pas de retard. En effet, il faut compter :

  • Le temps de déplacement de notre domicile à l’aéroport : 1h
  • Les temps d’attente à l’aéroport (marge de sécurité pour arriver à l’aéroport + contrôles + temps d’attente en salle d’embarquement) : 2h
  • Le temps de vol : 11h
  • La récupération des bagages : 30-45 minutes
  • La récupération d’une voiture de location + le trajet jusqu’à la location de vacances : 1h30

Aussi, bien préparer son voyage en avion nécessite de prendre en compte le temps de trajet complet + une marge de sécurité, pendant lequel il faudra boire, manger, gérer sa glycémie (tests de glycémie + injections d’insuline), la fatigue et le décalage horaire.

Pour une personnes en bonne santé, ce n’est pas un véritable problème. En revanche, pour un petit diabétique, il est impératif d’être très bien organisé et de prévoir des imprévus éventuels.

 

2- Préparer un jeu de 2 ordonnances

La version officielle est la suivante :

Les contrôles dans les aéroports sont de plus en plus stricts pour assurer un maximum de sécurité pour les passagers. Transporter du matériel d’injection et des produits liquides à injecter est considéré comme une menace potentielle pour la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) et tous les aéroports du monde. Cependant, transporter son matériel d’analyse et de traitement, son insuline et son glucagon constituent une exception à la règle, pourvu que le tout soit accompagné d’une ordonnance en cours de validité au nom du patient. Selon les sources que nous avons consultées, nous ne savons pas vraiment si cette ordonnance doit ou non être traduite dans la langue du pays de destination. A défaut, l’AJD recommande de rédiger l’ordonnance en Français et en Anglais. L’AJD recommande également de consulter sa compagnie aérienne et/ou les institutions diplomatiques (ambassades, consulat) du pays d’arrivée au préalable, afin de vérifier que des mesures particulières ne s’appliquent pas en cas de voyage hors de l’Union européenne.

Cette ordonnance doit détailler tous les éléments du traitement emportés pendant le voyage (aiguilles, stylos injecteurs, lecteur, etc.), sans oublier de mentionner tous les médicaments, y compris ceux dont le rythme de renouvellement est moins fréquent (Glucagen par exemple).

Aux contrôles à l’aéroport, les médicaments liquides doivent être présentés aux agents de sureté et correspondre à l’ordonnance. Aussi, pour éviter tout risque d’oubli, nous vous conseillons d’emmener vos trousses chez votre diabétologue pour faire un inventaire précis qui servira à la rédaction de l’ordonnance.

Pour notre part, nous partirons avec 2 ordonnances plutôt qu’une. D’abord parce qu’il y a toujours un risque de vol du bagage dans lequel nous transporterons l’ordonnance. D’autre part, parce que, si nous avons besoin de racheter quoi que ce soit sur place, pour quelque raison que ce soit (vol, casse ou perte du matériel), nous n’aurons pas à aller chez un médecin ou aux urgences pour nous en faire prescrire d’autres sur place. Cependant, cette remarque ne vaut que pour un voyage en métropole et dans les DOM-TOM.

Enfin, nous ne nous y prendrons pas au dernier moment : nous prendrons rendez-vous avec notre diabétologue 15 jours avant le départ.

 

Pour les 3 globe-trotters que nous avons interrogés, le discours est un peu différents :

  • Hedi : “Pour les ordonnances jamais je n’en ai eues et jamais on ne m’en a demandées. Pourtant je passe les frontières avec un keffieh autour du cou et un nom arabe sur mon passeport, comme quoi … ! Le passage du contrôle se passe bien si on précise d’emblée que l’on transporte de l’insuline. Enfin je répète que jamais on ne m’a ennuyé”
  • Delphine : “oui,  c’est mieux d’avoir au moins une ordonnance en anglais pour les pays autres que francophones. Bien entendu, pour la Réunion, pas besoin. Mais, j’ai souvent vu qu’il n’y a pas de convention entre la France et le pays où nous sommes (genre l’Australie) il nous faut aller voir un diabétologue local pour une nouvelle ordonnance. L’ordonnance en anglais peut nous permettre de mieux dialoguer avec le médecin local.”
  • Delphine : “je laisse tout dans mon sac, et ne précise jamais que je suis diabétique. Je passe telle une personne lambda. Si jamais ils venaient à ouvrir mon sac et voir mon traitement, je leur dirais : « oui je suis diabétique ». Mais, ils ne posent jamais de problème. Ils connaissent et sont habitués.”
  • Florian : “Une ordonnance française n’est en général pas valable à l’étranger. En Amérique du sud, on ne me demandais pas d’ordonnance. elle me servait à montrer ce que je voulais, bien qu’il faille faire attention aux noms des produits, il y a des noms internationaux pour les médicaments. Aussi, je montrais des boites vides d’insulines et d’aiguilles et/ou directement mes stylos pour qu’ils comprennent ce que je voulais exactement.”
  • L’ordonnance, c’est moi-même qui ai dicté à mon médecin ce qu’il devait mettre en anglais”.

 

3- Porteurs d’une pompe à insuline : préparez un certificat médical

Les porteurs d’une pompe à insuline doivent impérativement produire un certificat médical attestant de leur situation au contrôle de sécurité. Comme pour l’ordonnance, nous conseillons d’en avoir 2 avec soi, placés dans deux endroit différents : sur vous et dans votre bagage cabine par exemple.

 

Remarque de nos globe-trotters :

Delphine : “je suis sous pompe depuis 2008. Au début oui, les personnes des contrôles connaissaient peu la pompe. Et ils pouvaient éventuellement nous demander un papier. Mais aujourd’hui … non. Je la mets dans mon sac à dos et ne dis rien. Elle passe sur le tapis. Sinon, on peut la garder avec soi. Et les personnes du contrôles nous palpent, mais rien de plus. C’est connu.”

 

4- Emporter la quantité d’insuline nécessaire à la durée totale du voyage

Comme il n’est pas toujours facile de trouver sur place les références d’insuline que l’on a l’habitude d’utiliser, le mieux est d’emporter plus d’insuline que nécessaire pour toute la durée du voyage (vol Aller + Retour + séjour sur place). Delphine conseille la quantité de traitement normal + 30% de stock de sécurité (surtout quand on part dans des pays autres que la France). Comme il est autorisé d’emporter plusieurs stylos avec soi, cela ne pose aucun problème.

De plus, si vous partez en vacances, vous passerez un peu plus de temps à profiter de votre séjour plutôt que de courir faire vos courses en pharmacie.

 

Remarque de nos globe-trotters :

Florian a réalisé un tour du monde pendant 1 an. Son conseil : “En apporter plus que nécessaire, si jamais un stylo se brise ou autre. Et bien sûr, ne pas attendre le dernier stylo pour se réapprovisionner. Je prévoyais un peu de marge au cas où il m’aurait été difficile de m’en procurer”

Il raconte que la logistique liée à son insuline a été un souci permanent … et une importante source de stress ! Outre les stylos qu’il emportait dans l’avion, Florian a organisé une véritable logistique pour gérer le fait de ne pas rentrer en France entre chaque étape : il se faisait donc expédier des stylos à des contacts locaux qui les stockaient pour lui sur son parcours.

Cependant, Delphine et Hedi conseillent fortement de toujours emporter l’insuline avec soi. D’abord par rapport à la température… L’insuline n’aime pas les variations de température. Ce point est vital, surtout pour des voyages au long cours. La Poste (voyage en avion dans la soute) ne garantit pas le maintien de la température. De plus, entre 2 avions le colis peut être entreposé dans un endroit très froid, ou très chaud. Donc gros risque que l’insuline soit abimée.

Hedi : “Il faut emporter bien plus d’insuline et du reste que pour la durée du voyage. L’imprévu encore et toujours lui ! Je prends toujours de quoi tenir entre 2 et 4 semaines de plus sans oublier une marge au cas où se casse un stylo. Je ne suis pas trouillard, vous l’aurez compris à la lecture de mon blog, mais je ne rigole pas avec le diabète. J’ai parcouru le blog de Florian et le félicite de son voyage mais je ne prendrais pas le risque de trouver de l’insuline au dernier moment sur place, même pour vous qui allez à la Réunion”.

 

5- Emporter 2 kits de glucagon

Pour éviter de se retrouver en difficulté en cas de perte, de vol ou de casse, il est préférable d’emporter avec soi 2 kits de glucagon et les transporter dans 2 bagages différents.

 

6- Transporter son insuline en toute sécurité

Selon les fabricants, l’insuline doit être conservée entre 4 et 8°C. Or, même si aujourd’hui la plupart des avions garantissent une température supérieure à 4°C en soute, on n’est jamais trop prudent si on souhaite transporter une partie de son insuline en soute. C’est pourquoi nous conseillons d’investir dans un dispositif isotherme capable de protéger des écarts de température à long terme.

Ce dispositif ne servira pas que dans l’avion. En effet, en plein été, ou dans un pays chaud, il pourra être utile pour protéger l’insuline (et le glucagon) des fortes variations de température.

En bas de cet article, nous avons mis des liens vers quelques sites proposant des pochettes isothermes qui nous semblent très complètes et spécialement adaptées au voyageur diabétique.

 

Remarque de nos globe-trotters :

Delphine : “l’objectif en voyage est de conserver son insuline à température constante car elle n’aime pas les variations de températures. Deux possibilités donc :

  • soit grâce à un système isotherme pour la maintenir à 4°C . Du coup il faut la mettre au réfrigérateur à l’arrivée
  • soit vous décidez (ce  que je fais toujours ) de la maintenir à température ambiante pendant toute la durée de votre séjour, tout en veillant à ce que la température soit constante. J’ai construit mon Tour du Monde et mes ravitos en insuline en fonction des températures ambiantes des pays.”

Hedi : “Pour le transport de l’insuline. En toute modestie je suis passé maître dans ce domaine ! Les rares fois où j’ai utilisé des pochettes isotherme j’ai été déçu. Ca ne marche pas bien. Depuis longtemps je fonctionne avec un torchon qui contient deux gels réfrigérants que je place dans une polaire puis je place l’insuline sans contact direct avec les gels et enferme le tout dans la polaire. Plus isotherme je ne connais pas. Il y a des photos sur le blog.
Quand je suis sur la route pendant 12 heures, je constate que gels sont au pire décongelés, mais l’insuline est bien fraiche. Je fais cela juste pour l’insuline de réserve. Jamais je n’ai eu de problèmes avec l’insuline ensuite. Il est essentiel de comprendre que l’insuline craint plus le froid que le chaud”.

 

7- Prévoyez 2 trousses complètes, et mettez-les dans 2 bagages différents

Toujours dans l’idée d’éviter de se retrouver à cours en cas de perte, de vol ou de casse, nous recommandons d’emporter 2 trousses complètes de matériel de contrôle et d’injection. Ces trousses seront placées dans 2 bagages différents : un en bagage cabine et l’autre en soute si on voyage seul. Ou dans 2 bagages cabine lorsqu’on voyage à deux, le bagage en soute étant celui qui a le plus de chances d’être perdu ou volé. Les 2 ordonnances seront placées à l’intérieur de chaque trousse pour éviter de perdre du temps à les chercher au moment du contrôle à l’aéroport.

 

Remarque de nos globe-trotters :

Delphine : “je préfère garder tout mon matériel/ traitement avec moi lors des voyages en avion. Jamais dans la soute pour éviter les risques de variations de température et que mon sac n’arrive pas en même temps que moi !”

Même discours de la part d’Hedi : “Ne jamais mettre quoi que ce soit relatif au diabète dans un bagage en soute. J’ai eu plusieurs fois des bagages qui ont été pris par d’autres. Je les ai toujours récupérés, mais une fois, lors de mon arrivée à Bamako, le type, un chercheur au CNRS, l’a gardé avec lui à Tombouctou pendant 15 jours !!! Les seules fois où je me permet de mettre des affaires en rapport avec le diabète en soute, c’est quand je reviens de France avec 6 mois ou un an de traitement. Dans ce cas je garde avec moi en cabine toute l’insuline et mets en soute une partie du reste”

 

8- Les repas : on n’est jamais trop prudent

Même si des repas sont compris dans le billet d’avion, il nous semble préférable de parer à tout imprévu. D’ailleurs, en consultant le site internet de la compagnie aérienne (Air France dans notre cas) , nous nous sommes aperçus que mis à part les repas payants, il est impossible de connaitre la composition des repas compris dans les billets d’avion. Il n’est pas non plus prévu de repas spécial diabétiques (cela n’aurait d’ailleurs pas vraiment de sens), comme il en existe pour les personnes souffrant d’allergies alimentaires.

C’est pourquoi il nous semble prudent d’emporter l’équivalent de la totalité des repas prévus pour l’ensemble du vol, et même plus.

Et comme d’habitude, il faut prévoir suffisamment d’en-cas, de sucre (ou de boisson sucrée) pour gérer les hypos éventuelles pour la totalité du trajet.

 

Remarque de nos globe-trotters :

Delphine : “pour le repas: oui il existe un plateau diabétique, qui peut être (ça dépend des compagnies) intéressant car moins riche en graisses et glucides (dessert : salade de fruits vs crème chocolat). Mais faites attention, car dans tous les cas, il sera quand même plus hyperglycémique que votre repas habituel. De plus, vous pouvez demander à être servi quand vous le souhaitez”

Hedi : “On n’est jamais trop prudent avec les repas ! Il existe malheureusement des repas spécial diabétique. Ne jamais les commander.
Je l’ai fait une fois pas deux. C’est ma femme qui a dû le manger. Moi, j’ai mangé le sien plus adapté. Avec Air France….”

 

9- Pour gagner du temps aux contrôles des bagages à l’aéroport

Le passage aux contrôles est un lieu qui peut être stressant quand on n’est pas préparé. L’objectif des agents de sécurité est de détecter d’éventuels objets ou substances suspectes, dont les liquides (opaques aux rayons X) et les objets métalliques (qui font sonner le détecteur de métaux sous lequel on passe). L’insuline et la pompe à insuline pourraient donc entrer dans les catégories qui déclenchent, en principe, un contrôle. Cependant, la réalité semble être tout autre selon Delphine : “Dans le sac sur le tapis, rien ne se voit … et si votre sac venait à être contrôlé … ils connaissent. En 2016, il n’y a AUCUN problème aux contrôles de sécurité. Je mets perso tout dans mon sac (dont ma pompe), et ne dis rien. S’ils venaient à ouvrir mon sac (et c’est souvent pour autre chose), ils voient mon matériel … et c’est tout bon”

Pour éviter de devoir déballer toutes les affaires de son bagage à mains, le mieux est d’avoir ses trousses à matériel + insuline à portée de mains et de les déposer dans une des barquettes destinées au passage des effets personnels aux rayons X.

Lorsqu’on est équipé d’une pompe à insuline, 2 solutions existent :

  1. Soit enlever la pompe avant d’aborder les contrôles et la placer dans le bagage à main, puis la remettre avant d’entrer en salle d’embarquement, en utilisant les toilettes. Dans ce cas, il n’y a pas obligation de présenter le dispositif
  2. Soit conserver sa pompe sur soi, la signaler à l’agent de sécurité qui vous demandera votre accord pour vous soumettre à une palpation de sécurité (vous pouvez demander à ce que cette opération soit effectuée à l’écart, dans un local fermé prévu à cet effet, mais cela rallongera le temps de contrôle). Si vous refusez la palpation, l’accès à la zone d’embarquement vous sera refusé.

Théoriquement encore une fois, les porteurs d’une pompe à insuline devraient impérativement produire un certificat médical attestant de leur situation. Cependant, Delphine précise qu’on ne lui a “jamais demandé. Seul un certificat médical précisant son diabète de type 1 et que son traitement est vital est nécessaire. Mais pas de précision sur la pompe….”

 

10- Voyager de jour ou de nuit ? 

C’est une question que nous nous sommes également posés. Pour notre part, nous avons pris le parti de voyager de nuit : c’est probablement plus fatiguant qu’un voyage de jour, mais avec un départ à de Paris à 18h00 et un atterrissage à La Réunion vers 7h00 du matin (5h00 en métropole), nous avons vu plusieurs avantages tout de même :

  1. Le trajet nous paraitra peut-être moins long
  2. Notre petit bonhomme devrait pouvoir dormir (il s’endort n’importe où, et très facilement en général)
  3. Nous n’aurons que le repas du soir et le petit déjeuner à gérer pendant le trajet
  4. Le fait d’arriver le matin nous laissera la journée pour nous organiser au niveau alimentaire et pour commencer à repérer les lieux

 


 

 

Exemple de pochettes isothermes que nous avons trouvées sur internet* :

Remarque importante : nous n’avons pas testé ces pochettes isothermes, mais si vous-mêmes avez un avis à donner sur ce matériel (ou sur d’autres matériels), nous pourrons le partager avec nos lecteurs. Merci d’avance.

                

* Nous toucherons une petite commission si vous achetez en passant par ce lien Amazon. Cela nous aide à entretenir ce blog sans que cela ne vous coûte plus cher. Merci si vous le faites !

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